Culture 6 oct. 2026

Quatre pistes pour rendre les festivals plus propres

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Mai marque le coup d’envoi de la saison des festivals. Incontournables dans la vie culturelle du pays, ces plus de 7 000 événements organisés chaque année ont aussi une forte empreinte carbone, notamment documentée dans le rapport « Décarbonons la culture ! ». Des transports du public à la gestion des déchets, zoom sur des pistes pour les rendre plus propres.

Au début des années 2000, les festivals traversent une période difficile : alors que l’exigence du développement durable se fait de plus en plus entendre, le secteur subit une crise à la fois financière et sociale qui complique toute amorce de renouveau des pratiques… À l’initiative des Trans Musicales (Rennes) et des Vieilles Charrues (Carhaix), six structures bretonnes décident alors de travailler ensemble pour se donner une chance de perdurer. Vingt ans plus tard, une trentaine de festivals installés sur le territoire ont signé la charte fondatrice du « Collectif des festivals », devenu un laboratoire de la transition du secteur culturel.

Au-delà des projets thématiques réalisés avec ses adhérents – « Festivals en mouvement » pour la mobilité, « RÊVER » autour de la vaisselle… –, la structure est devenue un organisme de formation certifié Qaliopi, pour accompagner les salariés et les bénévoles. « Ce sont des choses très concrètes, comme une session dédiée à l’emplacement des points d’eau, jusqu’au plus global, comme un parcours sur la redirection écologique d’un projet culturel, destiné aux postes de direction », détaille Émilie Cherbonnel, responsable communication et ressources.

Depuis l’année dernière, le collectif partage aussi son expertise encore au-delà, grâce à sa plateforme en ligne Festorama : n’importe quel organisateur peut y découvrir les choix qui permettent d’infuser le développement durable à tous les niveaux, du site d’installation du festival aux artistes programmés, en passant par les prestataires de restauration.

Acheter son billet pour un festival est parfois devenu un vrai investissement… Et si vous y participiez gratuitement en aidant les organisateurs à réduire leurs déchets ? Depuis 2004, Aremacs accompagne en ce sens des centaines de manifestations (culturelles, sportives, professionnelles) partout en France. Les équipes sont invitées en amont à identifier les sources de pollution, puis après l’événement à un retour d’expérience. « Les poubelles étaient-elles au bon endroit ? Les contenants ont-ils suffi ?… », énumère Ludivine Oiry, responsable événementiel Grand Ouest.

Le jour J, des bénévoles circulent auprès des participants afin de rappeler les consignes, ramasser les sacs et sensibiliser le public. En trois ans, leur accompagnement permet en moyenne de réduire de 32 % la production de déchets et d’en valoriser 68 % de plus.

Environ 80 % des émissions de CO2 des festivals sont générées par le transport du matériel, des artistes, mais surtout des festivaliers. Créé par un groupe d’amis en 2021, Tribulive accompagne les organisateurs « pour que leur public trouve facilement le trajet le plus écologique, qui est aussi souvent le plus économique… », explique son cofondateur Sébastien Maurette.

Ensemble, ils construisent une cartographie présentant toutes les options de transport (trains, navettes, voitures…) et imaginent une communication adaptée pour la faire connaître. Comme les événements sont souvent organisés sur des sites très isolés, Tribulive propose aussi une plateforme de covoiturage gratuite. En trois ans, 400 événements y ont fait appel, parmi lesquels Chambord Live ou le Paleo Festival, à Nyon en Suisse.

Parmi les déchets émis par un festival, une grande partie est en plastique : gobelets, bouteilles, vaisselles, emballages… Entre 2020 et 2023, les Réseaux régionaux d’accompagnement des manifestations au développement durable (R2D2) ont aidé 155 événements à s’en débarrasser via le dispositif « Drastic-On-Plastic ».

Au programme : charte, diagnostic, partages d’innovations « pour le supprimer, le remplacer ou le valoriser, selon les contraintes de chacun », précise Béatrice Magnier, d’Elémen’Terre, référent pour l’Occitanie. Si votre festival préféré s’y est engagé, pensez désormais à emmener votre gourde !

L'essentiel, réécrit sans parti pris ni émotion.

1. Les festivals en France génèrent une forte empreinte carbone, notamment en matière de transport et de gestion des déchets.

2. Selon le rapport "Décarbonons la culture !", environ 80 % des émissions de CO2 des festivals sont générées par le transport du matériel, des artistes et des festivaliers.

3. La plateforme Festorama permet aux organisateurs de découvrir des choix pour infuser le développement durable à tous les niveaux.

4. Le collectif des festivals a signé une charte fondatrice pour se donner une chance de perdurer et pour travailler ensemble pour se développer de manière durable.

5. Aremacs accompagne depuis 2004 des centaines de manifestations pour réduire leurs déchets et valoriser leurs déchets.

6. Tribulive accompagne les organisateurs pour aider leur public à trouver des moyens de transport écologiques et économiques.

7. La majorité des déchets générés par les festivals sont en plastique, comme des gobelets, des bouteilles, des vaisselles et des emballages.

8. Le dispositif "Drastic-On-Plastic" a aidé 155 événements à s'en débarrasser via le réseau des R2D2.

9. Les festivals sont devenus une opportunité pour les équipes de réduire leurs déchets et valoriser leurs déchets.

10. La gestion des déchets et le développement durable sont devenus des priorités pour les festivals en France.

L'actu expliquée simplement, comme à un enfant.
  • Les festivals en France génèrent une forte empreinte carbone, mais des initiatives sont en train de s'épanouir pour réduire ces impacts.
  • Des plateformes et des dispositifs comme Festorama et Tribulive aident les organisateurs à trouver des moyens de transport écologiques et à réduire les déchets générés.
  • Les festivals sont devenus une opportunité pour les équipes de réduire leurs déchets et valoriser leurs déchets, et de promouvoir le développement durable.

Détection & décryptage des biais

Ce que contient l'article original derrière la simple information.

Analyse Biais
  • Le rapport "Décarbonons la culture !" peut être vu comme une campagne de publicité pour promouvoir le développement durable, plutôt qu'un rapport objectif.
  • La représentation de l'impact carbone des festivals peut être trop optimiste et ne prend pas en compte les dimensions sociales et économiques de l'industrie.
  • La plateforme Festorama peut être vue comme une manière pour les festivals de promouvoir leur image positive et leur engagement en matière de développement durable.
  • La priorité accordée à la réduction des déchets en plastique peut être considérée comme une simplification excessive de la complexité des problèmes environnementaux liés aux festivals.
  • La promotion du développement durable par les festivals peut être vue comme une forme de marketing, plutôt qu'une réelle révolution dans la manière dont ils opèrent.

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